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On pourrait dire que les systèmes auto-entretenus et autorégulés sont le « Saint Graal » de la permaculture, un idéal que nous nous efforçons d’atteindre sans peut-être jamais y parvenir complètement. On peut réaliser l’essentiel de cet idéal en appliquant les principes 8 et 10 (diversité et intégration) mais aussi en maximisant l’autonomie et l’efficacité énergétique de chaque élément d’un système. Un système composé d’éléments autonomes est plus robuste face aux perturbations extérieures. L’utilisation de variétés végétales ou de races animales rustiques, semi-sauvages et capables de se reproduire seules au lieu des variétés sursélectionnées et fragiles est une stratégie permaculturelle classique qui illustre ce principe. Plus généralement, une paysannerie auto-suffisante était considérée autrefois comme le fondement d’un pays fort et indépendant. Les économies mondialisées d’aujourd’hui conduisent à une plus grande instabilité puisque des effets peuvent se propager en cascade sur toute la planète. La restauration de l’autonomie aussi bien au niveau élémentaire qu’à celui du système entier augmente la résilience. Dans un monde de descente énergétique, l’autonomie deviendra une valeur plus prisée à mesure que le flux continu de ressources abondantes se tarira et que les économies d’échelle et les avantages de la spécialisation s’amenuiseront .

 

Les organismes aussi bien que les individus s’adaptent aux rétroactions négatives des systèmes naturels et communautaires à grande échelle en élaborant des mécanismes d’autorégulation pour anticiper et éviter l’impact plus sévère de ces rétroactions négatives externes. Les kangourous et les autres marsupiaux interrompent le développement de leurs embryons si les conditions saisonnières paraissent défavorables. Cela réduit les tensions ultérieures sur la population et sur l’environnement.

 

Les sociétés traditionnelles étaient conscientes que les effets des boucles de rétroaction externes mettaient un certain temps à se faire sentir. Les gens avaient besoin d’explications et de mises en garde, par exemple « les fautes des pères rejailliront sur les enfants jusqu’à la septième génération » et les « lois du karma » qui s’appliquent dans un monde d’âmes réincarnées.

 

Dans la société moderne, pour satisfaire nos besoins, nous avons pris l’habitude d’être fortement dépendants de systèmes à grande échelle, souvent éloignés, tout en voulant rester totalement libres dans nos actions, sans contrôle externe. En un sens, notre société est comme un adolescent qui veut tout, et tout de suite, sans vouloir supporter les conséquences. Même dans les communautés plus traditionnelles, les anciens tabous et interdits ont perdu beaucoup de leur autorité ou sont devenus écologiquement inadaptés du fait des changements de l’environnement, de la densité de population et de la technologie.

 

Le développement de comportements et de cultures mieux adaptés aux signaux de rétroaction que la nature nous envoie pour prévenir la surexploitation est l’un des défis des écologistes. Les rétroactions négatives doivent être bien ciblées et suffisamment fortes pour susciter un changement, mais pas trop fortes, au risque d’obérer le développement futur du système. Par exemple, la récupération et l’utilisation de l’eau de pluie dans une maison fait prendre conscience des limites en quantité et en qualité. Si le conduit d’un poêle à bois donne un goût de fumée à l’eau, ce signal négatif entraîne une action corrective. Trop souvent, on est tenté de concevoir des systèmes durables qui seraient à l’abri des aléas de la rétroaction négative de l’extérieur. C’est comme quand on essaie d’élever des enfants dans un environnement aseptisé et protégé : cela conduit à des risques futurs encore plus sérieux. Il est clair que si l’on doit accepter ouvertement les risques de rétroaction négative, il faut pouvoir les réduire par l’application de principes éthiques, d’abord à nous-mêmes, puis à nos familles et à nos communautés, plutôt qu’extérioriser le risque, comme c’est le plus souvent le cas dans les économies industrielles à grande échelle.

  

L’hypothèse « Gaia », qui considère la planète comme un système autorégulé, analogue à un organisme vivant, fait de la terre entière une parfaite illustration de ce principe. Les preuves scientifiques de la remarquable homéostasie de la terre pendant plusieurs centaines de millions d’années nous montrent que la terre est l’archétype même du système global auto-régulé qui a su à la fois choyer la permanence et stimuler l’évolution des formes de vie et des sous-systèmes qui la constituent. 

 

Calendrier CCP

Juillet 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
22
20
Juil
Herrin (59)
-
Herrin
par Jean Irubetagoyena

20
Juil
Les Molières (91)
-
Les Molières
par Sacha Guégan (2ème session en septembre)

23
Juil
Nort sur Erdre (44)
-
Nort-sur-Erdre
par Judith Lashbrook

24
Juil
cobonne (26)
-
Cobonne
par Antoine Talin

29
Juil
Péret
-
Peret
formateur : Andy et Jessy Darlington avec l'association Humus Sapiens

05
Aoû
Saint Usuge (71)
-
Saint-Usuge
par Monika Frank

29
Aoû
Faverolles sur Cher (41)
-
Faverolles-sur-Cher
par Claire et Gildas Véret

04
Sep
cobonne (26)
-
Cobonne
par Antoine Talin

04
Sep
Aubagne (13)
-
Aubagne
par Jean Irubetagoyena

09
Sep
Montpezat sous Bauzon (07)
-
Montpezat-Sous-Bauzon
par Steve Read

16
Sep
Mas de la Baume, Les Clés du Paradis
-
Saint-Hippolyte-du-Fort
Avec l'association Chouette de Vie

18
Sep
haute Desnié (Belgique)
-
Haute Desnié
par Eric Luyckx attention : session 2 !

18
Sep
Les Molières (91)
-
Les Molières
par Sacha Guégan (1ere session en juillet)

18
Sep
Herrin (59)
-
Herrin
par Karine Méry

25
Sep
Plufur (22)
-
Plufur
  Cours Certifié de Permaculture - 72 Heures   Kerzello 22310 Plufur         du 25...

02
Oct
haute Desnié (Belgique)
-
Haute Desnié
par Eric Luyckx attention : session 2 !

02
Oct
Verfeil sur Seye (82)
-
Verfeil
par Jean Irubetagoyena

09
Oct
athée (53)
-
Athée
par Pascal Depienne

23
Oct
haute Desnié (Belgique)
-
Haute Desnié
par Sacha Guégan attention : session 1 !

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